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l'accent circonflexe ?

La lecture : débatsPosted by Habit-Livres 05 Feb, 2016 14:36

Ces derniers jours, l'actualité, principalement sur les réseaux sociaux, s'enflammait quant à la disparition de l'accent circonflexe.
Ayant moi-même ressenti l'une ou l'autre crispation face à ces "réformes", j'ai eu envie de partager le fruit de mes réflexions, de mes "rencontres" et de mes recherches.

J'ai choisi de mettre cet article dans la catégorie "La lecture : débats" même si je dois le reconnaître, dans ce qui va suivre, on s'éloigne quelque peu de la lecture...
Cependant, les réformes orthographiques changent, selon moi, l'esthétique et la partition des écrits qui font la joie des lecteurs...C'est pourquoi j'ai décidé de mettre cette question dans cet onglet.

Durant l'échauffement des esprits quant à ces réformes orthographiques, plusieurs domaines furent abordés, effleurés, des ordres de priorités aussi.
Je me propose donc ici de vous délivrer quelques unes de ces thématiques qui ont alimenté les débats.

Plusieurs questions se soulèvent ou ont été soulevées :

1 - l'utilité de l'accent circonflexe ?

Cet accent nous permet de relier les termes que nous utilisons à leur étymologie, il permet de différencier certains mots (par exemple : sûr et sur), il fait partie du charme de la langue française ...
Pour permettre une bonne communication, il semble qu'il ait bel et bien son utilité, tout comme la ponctuation...

2 - la réelle pertinence de ces modifications orthographique qui semblent à l'ordre du jour ?

À ce sujet voici un article nous rappelant que "cette réforme n'est pas une réforme, ce sont des recommandations qui n'invalident pas pour autant l'orthographe classique, elle date de 1990" :

article de Jean-Rémi Girard dans le FigaroVox
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/02/04/31003-20160204ARTFIG00142-reforme-de-l-orthographe-le-coup-de-gueule-d-un-prof.php

Dans cet article l'auteur pose également une double question :
- si deux orthographes coexistent, cela ne risque-t-il pas également de constituer une sorte de "marqueur social" ?
- quelle est la réelle utilité de cette réforme ? Elle ne répond pas aux principaux problèmes rencontrés par les élèves et qui concernent principalement la grammaire (qui semble le parent pauvre des programmes, selon ce professeur).

3 - n'y a-t-il pas des choses bien plus cruciales qui doivent être débattues en ce moment ?

Certains opposent cette question à des questions sociales, économiques, idéologiques ou encore écologiques.
Dans le paysage agité de l'actualité, est-il vraiment crucial de débattre de la langue française? Ou encore est-ce primordial de s'intéresser à la linguistique ou à l'orthographe ?

Pour ma part, il me semble que la langue (française dans ce cas-ci) est le vecteur par lequel des idées peuvent être émises, débattues, lancées, "tordues en forme de rêves" (Boris Vian). C'est la langue qui nous permet de communiquer, de se comprendre, de s'exprimer. C'est encore elle qui est notre socle commun. Elle est notre histoire et notre présent, elle nous sert à construire notre avenir.

(Grammaire générale ou exposition raisonnée des éléments nécessaires du langage / Beauzée)
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k50449f


Oui, j'avoue être attachée à la langue française et à toutes ses nuances. Oui, j'avoue l'avoir détestée lorsque, élève en 2ème année secondaire, j'ai eu des examens de passage en grammaire et en orthographe.
Pourtant, c'est ce qui en fait son architecture, sa musicalité, sa pertinence. Chaque mot a une étymologie et en cela déjà, on peut davantage comprendre ce qu'il véhicule.

Alors évidemment, certaines expressions au cours du temps ont été transformées et leur sens a parfois été modifié au point de se contredire.
(par exemple : "il n'a pas fait long feu" signifie aujourd'hui ne pas durer longtemps. "Faire long feu" induit dès lors une certaine pérennité aujourd'hui. Autrefois "faire long feu" signifiait "échouer". À l'époque il s'agissait de mettre le feu à la poudre d'un mousquet ou d'un canon, et s'il fusait au lieu d'exploser c'est qu'il avait fait long feu. Cela n'avait donc pas fonctionné.)
Est-ce pour autant normal ou légitime de vouloir en modifier radicalement l'orthographe ? cela va-t-il réellement dans un sens de simplification de l'écriture, de la communication, des rapports humains ?

Alors oui, le français est sans cesse en mouvement et notre manière de l'aborder change. En effet, selon que nous écrivions un texte ou un discours (ou un sms/texto, une lettre, un mail), selon la personne à qui ces écrits s'adressent, nous utiliserons certains termes, certaines ponctuations, un certain type de langage.
De plus, outre le langage écrit il y a le langage parlé, qui a ses propres "règles", "familiarités", des usages bien précis.

Cependant, doit-on épurer, homogénéiser, lisser le tout et ne plus avoir qu'une seule langue?
Selon de nombreux linguistes, grammairiens, la langue orale se base sur la langue écrite et sa syntaxe. Ce serait cette dernière qui articulerait la pensée.
Dès lors, s'interroger sur une question si peu cornélienne que l'orthographe me semble important, malgré tout.

En effet, à cette question se rattache aussi la question de l'hyper-communication dans laquelle nous baignons. Elle relance aussi le débat de la communication, la "bonne communication". Celle où l'on se comprend.

Rappelons-nous toujours cette petite mise en garde :


4 - la langue française : une identité ?

En effet, à mon sens, la langue française nous permet de nous replonger un instant dans l'Histoire, le parcours de l'Humanité et peut-être même de conserver un brin d'humilité.
Elle nous montre le parcours réalisé par les mentalités aussi...tant et si bien qu'une question est apparue sur les réseaux sociaux. Certains la railleront pendant que d'autres la qualifieront de bien plus cruciale pour notre société. Je pense qu'elle vaut la peine en tous les cas d'être soulevée :


À la lecture de cette question, je me suis sentie apostrophée. J'ai dès lors effectué quelques recherches, car je ne suis pas suffisamment connaisseuse pour pouvoir avaliser les informations contenues ci-dessus et ne voulais pas partager de fausses rumeurs...donc j'ai fouillé.

Voici ce que j'ai pu trouver.


et notamment cette page sur "l'abandon du masculin générique" :
Un autre document :

http://corela.revues.org/286




rappelons avec un brun d'humour caustique quelques nuances qui font que certains "féminins" sont à proscrire selon les circonstances :

En tous cas, le sujet reste à débattre et mérite selon moi de s'y attarder. Mais évidemment pas au détriment d'autres sujets brûlants de l'actualité.

Qu'en pensez-vous ?


Pour en savoir plus sur l'objet de tous ces débats concernant la réforme, voici le lien officiel :

http://www.academie-francaise.fr/sites/academie-francaise.fr/files/rectifications_1990.pdf


Belle fin de semaine à vous.

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Apprendre le français par mindmapping ?

La lecture : débatsPosted by Habit-Livres 28 Dec, 2015 19:59



Certains le répètent, le français est une langue complexe et il faudrait peut-être la simplifier.

Une question me vient à ce sujet.
Notre cerveau ne nous permet-il pas d'analyser moult indices du comportement humain, d'en percevoir les nuances, si infimes soient-elles, et d'établir ou créer une réponse pertinente en quelques secondes ?



Il est vrai que l'apprentissage d'une langue est une matière bien différente, mais il me semble qu'il fait appel, lui aussi, à une analyse globale et minutieuse de différents éléments.
Ainsi conviendrait-il peut-être de décloisonner les apprentissages afin d'actionner les différentes intelligences qui siègent au sein d'un individu ?

Une nouvelle manière, nettement moins littéraire certes, nous permet depuis quelques années d'établir des résumés et des schémas. Cette méthode, si elle ne convient pas à tous, a le mérite d'ouvrir l'horizon et de permettre de visualiser les éventuelles connexions possibles entre les matières ou les données traitées.
Il s'agit du "mind mapping" ou communément appelée "carte mentale".

Je vais me permettre de m'y attarder un instant pour revenir à notre sujet initial par la suite.


--> Mind mapping ?

Cela consiste en une sorte de diagramme des idées. Elles sont aménagées les unes par rapport aux autres, de manière à les structurer, les hiérarchiser et à mettre en exergue les liens qui les raccordent.
Il s'agit donc d'une arborescence des données, figurant le cheminement de la pensée tout en l'organisant. En outre, cette méthode permet de développer son raisonnement.
Il donne ainsi la réplique aux schémas conceptuels que nous connaissions bien, où les concepts sont reliés par des mots.

exemples anglophones, illustrés :



exemple plus "fouilli" de ce que cela peut donner, en brainstorming notamment, ici autour de la créativité :

autre exemple, en quittant un thème abstrait et en prenant une image plus concrète :



Si cela peut nous permettre d'aller dans toutes les directions de prime abord, cette méthode peut ensuite nous aider à établir un choix clair de ce que nous désirons réellement aborder.
Cela peut aussi nous obliger à percevoir les différentes sortes de liens, ou de réponses qui ont été données. Ici, on voit différentes utilisations possibles de ce trombone, allant de l'utilisation classique à celle de "Mc Gyver".
Un autre observateur aurait peu décrire ce qu'il voyait de façon artistique ou littéraire.

Quoi qu'il en soit, cette méthode fait appel à ce que nous sommes, notre vécu et l'imagerie complète qu'occasionne un objet ou un mot dans notre cerveau.

Une manière dès lors d'établir une carte mentale.

-- > Marion Charreau

Dans le cadre de ses cours de FLE (français langue étrangère), Marion Charreau a fortement utilisé ces cartes mentales.

Par exemple :

une carte mentale abordant l'accent

une carte mentale illustrant les verbes

Qui est-elle ?

Marion Carreau a effectué des études supérieures en art et est professeur de français langue étrangère. Elle s'est également formée à l'Ecole française de l'Heuristique.

Voici son point de vue (extrait de l'article http://www.lecafedufle.fr/2012/07/carte-heuristique/ ):

Qu'est-ce qu'une carte heuristique et pourquoi l'utiliser ?

Une carte heuristique c'est un outil de visualisation, d'organisation et de gestion de l'information. "Heuristique" c'est découvrir, eurêka.
(...)
Toute l'information est organisée autour d'un objectif ou d'un thème principal.
Sa force? Elle nous permet de mobiliser les fonctionnalités des deux hémisphères cérébraux et elle est respectueuse du fonctionnement naturel de l'être humain.
(...)
On redécouvre notre potentiel en accédant à toutes nos ressources.
(...)
C'est un outil "couteau suisse", il peut être utilisé par des professeurs, des ingénieurs comme par des enfants, en fonction des besoins de chacun et quelles que soient nos préférences ou notre profil pédagogique.


--> Un apprentissage sur mesure ?

Tout le monde n'est pas égal devant l'apprentissage d'une langue, ou d'une quelconque matière d'ailleurs.
N'avez-vous jamais croisé quelqu'un à qui on a déconseillé d'aller plus avant dans ce domaine car il n'avait vraiment pas "la bosse des langues" ?


Certains maîtrisent aisément leur langue maternelle, quand d'autres rencontrent d'énormes difficultés.
Cela peut être dû à divers facteurs, comme l'éducation, l'entourage, les affinités...
Mais ne serait-il pas formidable de réussir à rencontrer la partie du cerveau de chacun qui éveillera un réel intérêt pour cette matière.

On le sait, un des principaux alliés de l'apprentissage est la motivation, l'intérêt. Un des principaux freins est l'incompréhension. De fait, parfois on ne cerne pas bien ce dont on parle ou l'implication réelle de cette information.

Si on réussissait à parler à la partie du cerveau qui est la plus éveillée, dans le langage qu'il maîtrise le plus aisément, ne réussirait-on pas à rencontrer plus de succès ?
Cela nécessite de s'intéresser à chacun à titre individuel et à dresser une sorte de carte des différents types d'intelligences et dès lors, des différents types d'apprenants.

Evidemment, le temps joue peut-être en notre défaveur...quoique? Si on prend davantage de temps au début, il en faudra moins ensuite.

Et puis, peut-être que ces cartes mentales peuvent nous permettre d'aller chercher chacun individuellement, par une seule et même méthode?
En l'adjoignant aux cours, l'apprentissage de la langue parlerait sans doute à tout le monde.


--> des ouvrages et des techniques pour aborder l'apprentissage ?

http://territoiresdeslangues.com/tag/marion-charreau/


https://www.youtube.com/watch?v=xpRYSpZTMh8



--> le français est-il trop compliqué ?

Le français n'est pas la seule langue qui soit complexe et pleine de nuances.

En effet, si l'on pense au russe, au japonais ou au chinois, il est impossible de les considérer comme des langues faciles à apprendre.
Faut-il pour cela les simplifier au point de les modifier complètement ? et par la même, en ôter toutes les origines historiques des mots, qui composent leur logique et leur essence ?


Par ailleurs, certaines langues qui nous paraissent plus aisées ont parfois des nuances que le français lui-même semble ne pas avoir prévues.

Par exemple : aimer se traduit de plusieurs manières en anglais selon le type d'amour dont il s'agit.


Ainsi, vous l'aurez compris, je ne suis pas adepte d'une simplification à outrance de la langue. Il me semble qu'elle doit permettre d'exprimer au mieux et au plus proche ce que l'individu ressent, fait, souhaite ou affirme.
Si on ôte les nuances, ou l'esthétique même des mots qui illustre l'idée de ce mot, comment cela pourra-t-il se faire ? Ne risquons-nous pas de trahir nos pensées encore davantage lorsque nous les exprimerons ?


et Vous, qu'en pensez-vous ?



À ce sujet, j'embrayerais volontiers su un autre débat : celui de l'utilisation de mots en les destituant de leur signification intrinsèque...
Comment ne pas ouvrir la porte des malentendus et des double-langages... ?

Mais ceci est un autre sujet...

Belle journée et excellente fin d'année !





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Des auto-censures nécessaires ?

La lecture : débatsPosted by Habit-Livres 01 Sep, 2014 20:54
Nous pouvons tous constater les grandes différences entre - par exemple - les contes de Perrault et ceux relayés en force par Walt Disney notamment.
Force est de constater que la place des "méchants", que les punitions (parfois mortelles), que certaines fins ont été modifiées au cours des récits, des années, au fil des auteurs...
Dès lors, ma question est la suivante : existe-t-il encore de vrais méchants? Et surtout, ceux-ci sont-ils utiles voire indispensables à nos enfants?

Le repère de bon et de méchant est-il primordial ?

Les psychologues tendent à affirmer que le blanc/noir des choses est primordial pour la construction des enfants, dans un premier temps. Un cadre clair, simple, sans double sens doit donc aider les plus jeunes à se construire et affûter ensuite leur esprit critique. On peut alors plus tard s'adonner au "gris", aux nombreuses nuances qu'offrent les palettes allant du blanc au noir (tout un arc-en-ciel).

Pourtant, on sait aujourd'hui qu'un méchant l'est souvent suite à de nombreuses et douloureuses mésaventures...et cette information semble se glisser dans les récits.
On aime, moi la première, remettre au centre la question de qui du loup et du chaperon rouge est le plus méchant? N'y a-t-il pas d'ailleurs un loup, une bête du Gévaudan, en chacun d'entre nous?
Mais, en réalité, doit-on insister sur cet aspect des choses? ou au contraire, doit-on maintenir d'horribles loups, de féroces parents, de gigantesques ogres et d'inflammables dragons, ... dans les récits? Car c'est malgré eux ou grâce à leur existence que le héros existe... ?
C'est à leur côté que se construisent les héros, que ces héros doivent - envers et contre tout - avancer ? trouver leur destinée? faire les bons choix?

Dans la culture japonaise ou dans les contes africains, on peut assister à de nombreux récits où la méchanceté acérée de certains propos ou de certains actes choque les adultes que nous sommes.
Mais si ces histoires, ces contes, cette tradition orale nous est parvenue aujourd'hui... il y a sûrement une bonne raison ?...

Doit-on réellement modifier ce qui semble nous déranger du haut de l'homme du 21ème siècle, civilisé même, que nous sommes?
Doit-on arrondir les histoires? Les nettoyer de certaines idées choquantes? (le père qui désire épouser sa fille dans Peau d'âne me semble un bon exemple)
Doit-on lui conférer un goût sucré qu'elle n'avait pas auparavant? gommer ces atrocités tout juste indécentes et bonnes à provoquer les pires cauchemars?
Ou est-ce que l'on risquerait par là même d'en ôter toute la trame? de la vider de son sens?
Et surtout, qu'est-ce qui est le mieux pour les enfants? Qu'est-ce qui les choque, eux ? Car on peut rapidement observer qu'un enfant et un adulte n'ont souvent pas la même sensibilité...

Puisque les contes aident les enfants à se construire...que les histoires les aident à grandir...il me semble que cette question est importante. Quel est votre avis?

Ces questionnements me reviennent lorsque je découvre, comme vous, l'article ci-dessous.
On y parle d'un chapitre entier de "Charlie et la chocolaterie" qui a été retiré de l'histoire, avant sa parution.

Ainsi...quelle place doit-on consacrer à l'humour? quelle place pour les punitions implacables et les vrais méchants dans la littérature d'aujourd'hui?
Ce chapitre aurait-il été remanié de nos jours? ou aurait-il été plus virulent (si l'on pense à Hunger Games)? ou aurait-il trouvé pleinement sa place?

Et donc, quelle littérature doit-on prôner de nos jours pour les têtes blondes?

http://www.livreshebdo.fr/article/un-chapitre-subversif-de-charlie-et-la-chocolaterie-enfin-publie



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Le livre objet : utile ou obsolète ?

La lecture : débatsPosted by Habit-Livres 17 Aug, 2014 13:55
Ce support qui nous parle, ce toucher qui nous entraîne, cette odeur qui nous raconte...

Un article nous parle de ce vieux complice en papier, aux couvertures variées et au caractère unique :

http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/416089/lire-sur-du-papier-pour-mieux-comprendre


Ainsi, "Selon les scientifiques, la texture, l’odeur, l’épaisseur, la couverture et la quatrième de couverture d’un livre permettent aux lecteurs d’établir une meilleure « carte mentale du texte »,ce qui facilite leur compréhension. Des recherches précédentes avaient d’ailleurs démontré que plus un texte est long, plus la carte mentale est importante."

Voilà donc tout ce que l'objet lui-même nous apporte...au fil des pages...au grain des mots...

Qu'en pensez-vous ?

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un manuel de politesse ?

La lecture : débatsPosted by Habit-Livres 30 Jul, 2014 01:27
Voici un autre ouvrage qui tente de parler de politesse avec beaucoup d'humour et une bonne dose de parti pris...
L'auteur semble s'être imaginé les réponses ou les extrapolations des enfants dans ce petit guide de la politesse.

Si vous voulez sourire, quoi qu'il en soit :




L'avez-vous découvert ? Un avis ?

...pour enfants coquins...ou au contraire pour inspirer les enfants sages ?

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Princesse ? un autre point de vue...

La lecture : débatsPosted by Habit-Livres 30 Jul, 2014 01:15


C'est encore une autre manière de faire dialoguer une jeune fille d'aujourd'hui avec les contes et les "rôles" d'autrefois... est-ce le bon ?...
En tous les cas, c'est amusant !

Humour et féminisme au rendez-vous !

et vous, qu'en pensez-vous ?

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un livre...à éviter ?

La lecture : débatsPosted by Habit-Livres 29 Jul, 2014 14:00
Bonjour à tous et belle semaine !


En discutant lecture, j'ai découvert un livre qui m'a un peu "interpellée"...

En effet, je me suis demandé quels étaient les messages que l'on désirait faire passer à l'enfant qui l'aura entre les mains...?...

N'étant pas du tout la seule et voyant certains s'indigner...je vous propose de le découvrir ensemble et de vous laisser seul juge.

N'hésitez pas d'ailleurs à donner votre avis !


Il s'agit de "Princesse Parfaite" (éditions Fleurus, les aventures d'une petite Zoé, public ciblé : 3 ans environ) :


lien de l'éditeur : http://www.fleuruseditions.com/princesse-parfaite-c696/

Cette série de petits albums relatent des scènes de la vie quotidienne dans lesquelles on peut facilement reconnaître les touts-petits, leurs attitudes et leur spontanéité.


Ce débat ne serait pas complet si je ne vous montrais pas quelques illustrations que je ne controverse pas ici, et qui je suis sûre sont nombreuses. Il y a d'ailleurs tout une page internet qui y est consacrée (de façon élogieuse) :
http://nana.paroledemamans.com/view/la-collection-princesse-parfaite-des-editions-fleurus



Dans les quelques livres que j'ai ouverts, ce qui semble caractériser la petite Zoé c'est : la curiosité, de petits caprices, des gaffes, une prise de place énergique réclamant l'attention tout en se glissant dans toutes les conversations, un manque de patience ou quelques côtés possessifs ou envieux à l'occasion...

Il s'agit donc apparemment de toutes ces étapes que l'on croise au fil des années et que l'éducation et le temps nous permettent de franchir, tout en conservant le plus intact possible la personnalité et la joie de vivre des enfants.
Il faut en effet leur apprendre à respecter les autres, à faire attention à leurs affaires, à prendre soin d'eux, grandir en autonomie, savoir écouter et accorder de la place aux autres, ... écouter les adultes et ne pas toujours en faire qu'à sa tête...
Plein de choses que je trouve intéressantes à évoquer avec les enfants et à remettre au centre de l'attention, diront certains, pour éviter le règne de "l'enfant roi".

Cependant, n'y a-t-il pas une manière de le faire qui serait douce, amusante, ne demanderait pas aux "bouts de chou" qu'ils sont d'avoir une maturité qui n'est pas encore de leur âge? une façon d'aborder les sujets qui ne répartisse pas les enfants en 2 catégories : les méchants et les gentils / les parfaits-anges et les vrais démons qui échouent ?
En gros, un message clair qui ne risque pas d'envoyer une lecture plurielle aux "petites têtes blondes" ?

Car il n'y a pas que les mots...au-delà des mots ce que voient principalement les lecteurs de "Princesse Parfaite", ce sont les images...

Voici deux trois illustrations sur lesquelles se basent ce débat :

sur l'image ci-dessous, que nous raconte la page de gauche, si on ne lit pas le texte ?

Ne voit-on qu'une petite fille toute contente et en pleine narration d'une extraordinaire aventure ou s'agit-il d'une petite fille qui a laissé son livre et sa poupée pour venir faire un câlin à son papa ?
Quant au papa, il a l'air étonné ou contrarié...on ne sait pas pourquoi...

Cette double page a d'ailleurs amené le débat d'aujourd'hui.

En effet, une amie lectrice me demandait s'il s'agissait, dans ces albums, davantage de la tranquillité des parents que de l'éducation épanouissante de l'enfant ?

Voici d'autres pages qui pourraient provoquer la controverse.
...Car, en effet, est-ce aussi "binaire" que cela ?...

est-ce être imparfait que de jouer à grimacer devant un miroir ? pire, que prône-t-on ici ?
S'il est vrai que cet appétit insatiable de tout découvrir peut s'avérer éreintant et par moment désagréable, doit-on entraver si drastiquement la curiosité qui est une part essentielle de l'enfance et un moteur incontournable de l'apprentissage ?
(gare à ce qu'un enfant en difficulté scolaire pourrait retenir...tous n'ont pas la même facilité...)


Ceci dit, je dirai que pour ma part, je connaissais déjà des albums évoquant une "princesse parfaite".
Cependant, ils étaient généralement truffés d'humour et ne demandaient pas en réalité à ce que les enfants ressemblent aux "petites filles modèles" (souvenez-vous de la Comtesse de Ségur et des nombreux débats autour de ses romans), aux enfants sages et toujours obéissants...

Une question me vient donc vis-à-vis de cette série :

"Doit-on dompter et soumettre les enfants ou s'agit-il de les éduquer en enrichissant leurs capacité de discernements, de compréhension, d'écoute et leur esprit critique ?"

Croyez bien pourtant que j'ai été élevée avec la Comtesse de Ségur et d'autres ouvrages aujourd'hui décriés et que je ne suis absolument pas extrémiste à ce sujet. Mais je m'interroge face à certaines assertions contenues dans certains des albums...et sur certains visuels...
Dès lors, face à ces sujets, il me semble primordial de ne faire de ces albums qu'une base de discussion...et de ne pas les laisser sans accompagnement avisé entre les mains des touts petits, qui se feront leur propre histoire (ce qui est fabuleux) et qui peut-être pourraient mal interpréter ce qui est dit/illustré (ce qui pourrait s'avérer dommageable)...


J'attends à présent vos controverses, vos réactions et de vos nouvelles.

Bonne lecture !!

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Les livres : des documents à traiter "algorithmiquement" pour en déterminer la qualité ?

La lecture : débatsPosted by Habit-Livres 23 Jul, 2014 02:12



S'il est vrai que les démonstrations mathématiques peuvent se rapprocher d'une dissertation de part le raisonnement utilisé,

Si la philosophie fut étroitement liée aux mathématiques à sa naissance,
S'il n'est pas inconciliable d'être scientifique et amoureux de la lecture et s'il est vrai qu'il faut une dose de notions économiques pour se lancer sur le marché du livre, avec une parte de feeling commercial de préférence,

...

un livre peut-il être noté selon une échelle chiffrée... ?


Voici un article qui semble avoir un avis sur la question :

http://www.lexpress.fr/culture/livre/un-algorithme-pour-determiner-la-qualite-litteraire-d-un-livre_1560903.html#SzT04j87KpXwI18X.99

« Il ne s'agit pas de remplacer notre Comité éditorial par une machine: plutôt que cette dernière serve de filtrage-assistant, dans une détection, moins de la qualité littéraire, que de l'absence de qualités", explique Quentin Pleplé, cofondateur et responsable technique de short Edition. » (dixit)


Ici il s'agit principalement d'un premier filtre...mais ce dernier ne risque-t-il par d'occulter certains ouvrages ? et sur quelle base ?




  • Comments(2)//blog.livresetvous.be/#post37
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